Compte rendu du conseil municipal du 25 Juin 2015

Un conseil municipal de fin de premier semestre long et parfois tendu.

Le dernier conseil municipal tenu jeudi 25 juin à la mairie de Castanet a été long (commencé à 19h00, il ne s’est terminé qu’à 23h00), et a donné lieu à quelques échanges tendus entre le maire Arnaud Lafon et notre groupe.

Après un vœu présenté par l’opposition de gauche demandant l’annulation d’un transfert d’activités et d’équipes de la perception de Castanet vers Rangueil, qui a été voté à l’unanimité, les premières questions orales ont simplement donné lieu à des réponses « techniques » .

Accord d’A.Lafon sur la demande formulée par Bérengère Doerler (représentante des Verts dans l’opposition de gauche) pour la constitution d’un groupe de travail à la rentrée pour mettre en avant des mesures sur la commune en faveur de la « transition écologique » dans l’optique de la future CCOP 21, « mais pas d’accord pour adhérer à un pacte porté par une association qui porte aussi des positions auxquelles nous n’adhérons pas » , précisait le maire. Confirmation aussi que le bus municipal ne sera pas remplacé, mais qu’on fera appel à des locations auprès de société extérieures, («ce qui reviendra moins cher »,  précisait M. Lemarié), et annonce de  la tenue des assises de l’école annulées en juin par « défaut de participants » pour le 7 novembre prochain.


Projet d’urbanisation du quartier de la Ritournelle 

RitournelleMais, comme on s’y attendait, c’est sur la suite de la votation citoyenne organisée par le groupe d’opposition sur le projet de la Ritournelle que les échanges ont été les plus vifs. Interrogé sur ses intentions après le succès de participation rencontré par cette votation 870 votants qui ont voté à 98% contre ce projet »), le maire a répondu qu’il n’avait pas l’intention de revenir sur ce projet, et qu’il attendrait le verdict du Tribunal Administratif. Le leader de l’opposition a alors critiqué les propos tenus après le vote par A. Lafon, propos qu’il a jugé « méprisants à l’égard des votants et des associations qui ont participé aux réunions publiques précédant le vote ». Il a rappelé l’épisode de la consultation organisée par la mairie en 2012 sur le projet de rénovation des immeubles de la rue Camus,  qui  n’avait recueilli alors qu’une soixantaine de votes positifs, ce qui n’avait pas empêché A. Lafon de se vanter ensuite de cette consultation démocratique, tout en modifiant d’ailleurs par la suite le projet présenté aux votes. Mais c’est surtout sur l’expression « bourrage d’urnes » utilisée par A. Lafon dans la Dépêche que les propos ont été forts : « c’est insultant et diffamant, je vous demande un démenti public », a demandé Marc Tondriaux. « Je démentirai si vous le faites également pour ce que vous avez écrit dans votre tract disant que  la mairie aurait attaqué conjointement avec les promoteurs l’association de Défense du quartier du Fort au TGI », répondait le maire. «  Nous l’avons fait en réunion publique, et avons effacé la motion « conjointement avec la mairie »  sur notre blog et sur les tracts distribués ensuite, mais je suis d’accord pour une démarche « démenti pour démenti » concluait le responsable de l’opposition.

En tous cas, aucune remise en cause n’est attendu à court terme sur ce projet de la part de la mairie.

 


On pourra noter aussi quelques échanges sur la décision de location de bureaux du nouveau bâtiment de la mairie à la société immobilière « France Confort » : « c’est  une décision que nous critiquons fortement à cause du symbole que cela représente», disait M. Tondriaux, « à ce prix-là, c’est en plus un cadeau fait à cette société » ajoutait Patrice Tournon.

Quant au rapport de gestion sur la Sémivalhe, il a donné lieu à une discussion sur la baisse forte d’activité de cette société sur les dernières années, ainsi que sur les contrats de sponsoring passés par cette société à certaines associations ( « nous n’en critiquons pas le principe, mais le manque de transparence absolu vis-à-vis du conseil municipal, qui vote pourtant chaque année le montant des subventions pour toutes les associations » disait le porte-parole du groupe de gauche) et sur les rémunérations passées de l’ancien PDG de cette SEM, André Peray, ancien adjoint au maire, versées de manière rétroactives malgré l’avis défavorable de la chambre des comptes. Sur ce point, M. Tondriaux a prévenu qu’il saisirait le Tribunal Administratif.

Pour ce qui est du cœur de l’ordre du jour de cette séance, consacré au vote des comptes administratifs 2014, il n’y a pas eu surprise : ils ont été votés par la majorité municipale, l’ensemble de l’opposition votant contre, en mettant en avant  la politique d’investissement menée et en critiquant en particulier l’achat du local du restaurant le Bouzou, avec un emprunt de 650 000€, que la mairie devra rembourser sans recettes significatives à mettre en face.

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